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Écrire : mode d’emploi (selon les grands auteurs)

Dernière mise à jour : il y a 1 jour


Fille écrivant dans un carnet
Écoutez la voix des grands auteurs qui chuchotent à votre oreille !

Selon le ministère de la Culture, 15% des Français de 15 ans et plus ont écrit en amateur au cours de leur vie, que ce soit pour rédiger des poèmes, des nouvelles, un roman ou écrire dans un journal intime. L’écriture fait donc partie du quotidien d’un nombre important de Français. Mais comment passer d’amateur à professionnel accompli ? C’est ce que nous étudierons dans cet article, en nous appuyant sur les conseils d’auteurs reconnus.

 

I – Avoir le désir d’écrire

 

Tout débute avec l’envie d’écrire. Bernard Weber, auteur de la trilogie Les Fourmis, évoque cette envie en ces termes : « Écrire ? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d'écrire. Si c'est pour faire une psychanalyse par écrit (et donc économiser 25 ans et 100 000 euros) mieux vaut renoncer. Si c'est pour gagner de l'argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer. La seule motivation honorable me semble être : parce que l'acte d'écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi (on peut aussi admettre comme motivation : épater une fille dont on est amoureux). ». Ces propos volontairement provoquants n’en contiennent pas moins une vérité. Il est primordial d’apprécier écrire pour l’acte en lui-même et non pour les potentiels avantages qu’il pourrait apporter.

 

Dans certains cas, écrire est même un impératif, une urgence, un appel auquel on ne peut pas résister. Ainsi que l’affirme Maya Angelou, auteure et militante américaine, « il n’y a pas de plus grande agonie que de porter en soi une histoire non racontée ». Toutefois, avoir envie d’écrire n’est pas toujours suffisant. Il faut aussi être prêt à écrire.

 

II - Être prêt à écrire

 

On ne présente plus Stephen King, auteur d’innombrables romans et nouvelles sous son vrai nom ou sous son nom de plume Richard Bachman. En 2000, il publie Écriture : Mémoires d'un métier, ouvrage mêlant conseils pour les écrivains et récits autobiographiques retraçant la naissance de sa vocation et sa trajectoire professionnelle. L’une de ses recommandations est de « beaucoup lire et écrire ».  Il n’y aurait « pas de raccourci » possible, pas de « moyens d’éviter » ces deux activités. La lecture serait notamment « le centre créatif de la vie de l’écrivain ». Pourquoi ? Parce que lire permettrait de « créer une aisance et une familiarité avec le processus d’écriture ». En effet, « lire constamment place l’écrivain dans un état d’esprit où il peut écrire avec enthousiasme et sans être gauche. Cela permet aussi d’en savoir plus sur ce qui a déjà été fait et ce qui n’a pas été fait, ce qui est banal et ce qui est neuf, ce qui marche et ce qui meurt sur la page. Plus on écrit, moins on risque de se ridiculiser avec un stylo ou un logiciel de traitement de texte ». Maintenant que nous avons abordé le désir d’écrire et le fait d’être prêt à écrire, nous pouvons maintenant nous asseoir à notre bureau métaphorique et commencer à rédiger. Mais pour cela, il faudrait des conditions optimales. C’est ce que nous allons voir ensuite.

 

III - Écrire dans les bonnes conditions

 

Un grand nombre d’écrivains instaurent une routine afin d’écrire de manière régulière, habituellement tous les jours. Les spécificités de la routine dépendent des goûts particuliers de chacun. Paul Valéry, par exemple, écrivait durant les premières heures de la journée, avant l’aube. Mais libre à chacun d’adapter sa routine à son emploi du temps, ses objectifs et ses pics de productivité. Durant les moments d’écriture, Stephen King conseille de fermer la porte : « C’est votre façon de dire au monde et à vous-même que vous êtes occupé. Vous vous êtes engagé sérieusement à écrire, et avez l’intention de mener à bien votre tâche. ». À présent que nous avons étudié ce qui entoure ou précède l’écriture, attardons-nous sur l’art d’écrire en lui-même.

 

IV - L’art d’écrire

 

Nous allons voir deux conseils d’auteurs pour écrire de bons romans. Tout d’abord, Bernard Weber conseille de soigner les personnages. Il enjoint à rédiger une fiche détaillant « leur description physique, leurs tics, leurs vêtements, leur passé, leurs blessures, leurs ambitions. ». Il continue ainsi : « Prenez pour fabriquer un personnage des caractéristiques à vous ou à des amis proches. Bref, des êtres que vous connaissez un peu en profondeur. Il faut les rendre attachants et crédibles. Il faut que les gens puissent se dire "Ah oui, ce genre de personne cela me rappelle un tel". Qu'ils se reconnaissent en eux, c'est encore mieux. ». Les personnages ont en effet une importance capitale dans un roman. C’est à travers eux que l’on découvre l’univers de l’auteur, ils sont les vecteurs du message que l’écrivain veut transmettre. Mais les personnages ne font pas tout. L’un des autres éléments importants est le thème et les symboles disséminés dans l’histoire.

 

Regardons pour la dernière fois du côté de l’ouvrage Écriture : Mémoires d'un métier de Stephen King. Ce dernier conseille de ne pas trop se focaliser sur les thématiques ou les symboles mais plutôt sur l’histoire lors de la rédaction initiale. Les thèmes et symboles apparaîtront naturellement durant la relecture, même si on ne les perçoit pas tout de suite.

 

En conclusion, cet article n’a pas vocation à imposer des règles strictes mais plutôt à donner des pistes pour mieux écrire selon les mots de ceux qui sont expert dans le domaine de l’écriture. Alors, à vos stylos (ou à vos plumes) et n’hésitez pas à soumettre votre manuscrit à cette page : https://www.lelivre-et-laplume.com/soumettre-un-manuscrit ou par mail à l’adresse : lelivre.laplume@gmail.com!

 
 
 

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